Bon ben voilà, il ne me reste plus que trois semaines à passer au Japon.
J'ai commencé ce blog trois semaines après mon arrivée à Tôkyô, j'ai donc pensé qu'il était temps de faire un petit bilan de mon expérience (je ne pense pas que ça changera beaucoup dans les
prochains jours).
Parlons franchement, j'ai eu beaucoup de plaisir ici ! Faire une année dans le pays dont on étudie la langue, ça déchire ! Et les raisons pour cela sont assez nombreuses.
- on peut constater des progrès linguistiques significatifs (pour ne pas dire phénoménaux à certains moments - il ne faudrait pas croire que l'avancée est uniforme sur toute la longueur du
séjour)
- on côtoie les natifs, et ce faisant on comprend les raisons pour lesquelles ils se comportent de telle ou telle façon, ou encore pourquoi ils disent les choses de cette manière là et pas
d'une autre
- on sort d'un monde où tout est facile (parce maintenant je constate encore plus qu'avant avec quelle précision on peut exprimer sa pensée lorsqu'on parle sa langue natale)
- ça permet de réfléchir sur là d'où on vient (par exemple, j'ai pris plus conscience qu'avant je crois, de la vraie valeur du français - mon Dieu, quelle langue complexe, splendide et
précise !!! -, ainsi que des belles plages de Bretagnes dénuée de cafards et autres concombres de mer)
- on désacralise le pays d'accueil (je le met dans la cétégorie des bons points, parce que j'ai la conviction qu'il est mauvais de baser sa passion sur la foi en quelque chose qui n'existe
pas... je m'expliquerai après)
- on découvre un tas de gens qui, même s'ils ne sont pas intéressants en eux-même, élargissent vos horizons
- ma vision de la Terre a soudainement rétréci : maintenant chez moi, ce n'est plus seulement la France, mais l'Europe... et maintenant la Nouvele-Zélande ne me semble plus aussi loin...
- on est certain de ne plus vouloir faire ça une seconde fois (ici, tout le monde commence à en avoir un peu marre).
J'ai également vécu pas mal de choses que je n'ai pas eu le loisir de vous conter pour le moment, comme par exemple changer d'époque
me confronter à des bêtes féroces,
voler,
me transformer,
chanter devant la Tour de Babel,
cuire des gâteaux et des pizzas sans four,
dormir sur un lit tellement pourri qu'il m'a rendu fou au fil des mois (merci Waseda...),
retrouver le vrai sens de mes études,
apprendre à poser sur les photos avec des animaux en peluche,
decouvrir des tas d'endroits inconnus,
voir à quoi ressemble une contrée tropicale,
découvrir en moi une âme de leader,
bref, tout en tas d'expériences irremplaçables !
Je n'ai pas du tout ressenti de la même manière mon petit séjour de deux semaines il y a trois ans (déjà, purée !) et cette année. Vous me direz "ben oui, patate !", mais en définitive ça n'a rien
d'évident. De fait, en arrivant ici en septembre dernier, mon enthousiasme était immense, et je me sentais l'âme de conquérir les plus hauts sommets du Centre d'Etudes Japonaise de Waseda malgré
mon piètre score au test de placement, et rétrospectivement, je ne pense pas avoir failli à ma tâche, loin de là. Surtout pas si je compare mon année avec celle des autres étudiants venant de
l'INALCO. Je vous ai sûrement parlé de Simon, ce gars qui était le second à partir à Waseda pour cette année universitaire... il était niveau 8 (le plus haut) dès le début. Il n'en fallait pas plus
pour m'écoeurer... Mais j'ai découvert depuis qu'en réalité le plus haut niveau de langue est le 7 (soit celui où j'étudie en ce moment), et que les cours de niveau 8 sont purement et simplement
chiants à mourir (quelle chance en fait que je sois une quiche en grammaire, pas vrai !?). Ce qui fait qu'aujourd'hui je parle mieux que lui.
Qui plus est, contrairement à tous ceux que je connais, j'ai compris que l'on apprend pas une langue, et encore moins une culture dans une salle de classe. J'ai pris mon vélo, et j'ai découvert les
routes (pourries, et remplies jusqu'à plus soif - voir la noyade - de feux de circulation) du Japon, comment les japonais hors des villes vivent, parlent et pensent. J'ai couvert les distances par
le même biai entre la capitale et Utsunomiya, Nikkô, Mitake, Chûzenji, Kamakura, Yokohama, et même autour de l'île d'Okinawa. J'ai pris tous les types de train possibles et imaginables, depuis la
plus grosse daube de tortue jusqu'à l'éclair Shinkansen, et le bus, et le métro, et le taxi, et l'avion. J'ai marché beaucoup aussi. J'ai été fort désappointé par la piètre qualité des plages
japonaise, j'ai essayé tous la plupart des types de nourritures disponibles dans le pays, j'ai été victime de la fameuse discrimination japonaise, tout comme j'ai eu le plaisir de recevoir leur
hospitalité et leur indulgence un nombre égal de fois. J'ai égalemernt vu de mes yeux le "paradoxe nippon", notamment en ce qui concerne l'environnement.
Et pour finir le tableau, je peut également dire que maintenant j'ai une merveilleuse petite amie, et qu'en partie grâce aux informations qu'elle ma fournies je vais avoir l'occasion de suivre les
cours d'un Master de Relations Internationales et Diplomatie d'une qualité égale à celle des Masters Sécurité Internationale et Affaires Internationales de Science Po Paris.
Rien de tout ce que je viens d'écrire n'aurait été possible sans cette année au Japon. Donc, à tous ceux qui ont rendu cela possible, même si tous ne peuvent pas lire ces lignes, je le dis encore
une fois tout comme je l'avais fais en début d'année :
Un grand merci du fond du coeur à tous, tout spécialement à tous ceux qui m'ont suivis et supporté pendant tout ce temps. Merci également à tous ceux qui ont fait de ce blog une place d'échange et
de bonne humeur sur laquelle j'ai toujours pris énormément de plaisir à confectionner de beaux articles dans ma langue favorite, à lire vos commentaires, et a y répondre.
Cette article n'est pas le dernier de la série - j'espère toujours vous parler de tout plein de sujet, au milieu desquels on peut citer mon voyage à Okinawa, la discrimination, l'université,
l'emploi, la politique (TARÔ ASÔÔÔÔ !!!!!!!!!!!!), les librairies, les sites Internet, ect. -, mais j'ai pensé que c'était le moment le plus approprié pour vous parler de tout ça. (pour tout dire
je sèche un cours pour ça... ^^)
A dans pas longtemps !
C'est dingue que tu ais fait cet article aujourd'hui car je pensais justement ce matin au temps qu'il te reste là-bas (j'avais faux, je pensais à 1 mois).
Tu nous remercies (enfin j'ai pris un peu pour moi aussi le remerciement), mais moi aussi je te remercie mille milliards de fois pour (attention à la liste) :
- ton implication dans tes études pendant cette année (et toutes les autres bien sûr), je savais que l'investissement n'était pas vain, je te l'avais dit
- ton accueil cet hiver, et la semaine super super chouette que nous avons vécu ensemble (là aussi on a pris un train mémorable !)
- la rencontre avec une super fille comme Fraukje
- pour ce merveilleux blog qui nous a permis de garder le contact et de vivre un peu ton aventure
- tout simplement pour ce que tu es ! (oups, fallait pas le dire devant tout le monde peut-être)
MERCI, MERCI, ALIGATO GOSAIMASU (excuses pour les fautes).
L'Europe t'attend, et la Bretagne encore plus.... Les Gros poutous, les gros poutous, Ouaiaiaiai !
Et l'année prochaine on découvre la Hollande, cool !
MC dite la mère
Ben t'as vu le retour sur investissement avec ton fils ? Je te fais découvrir le monde !!! BWAHAHAHA !!!!!!!!!!!
Blague à part, c'est vrai que je me suis pas mal impliqué cette année. Mais l'année qui suit risque d'être costaud aussi ! Comme disait Coluche, "Vous tous, membres de notre grande entreprise, vous avez travaillé dur cette année ? Et bien soyez certains que l'année prochaine sera pire !"
Tu sais quoi ? J'ai décidé de faire le Master de Leiden pour les Relations Internationales. C'est deux ans, et très cher, mais la qualité de l'éducation et la réputation (sans parler des contacts bien placés au sein des ministères, organisations internationales et autres institutions européennes) sont comparables à celles de Science Po Paris. Si tu veux jeter un coup d'oeil, je te passe les deux liens ci-dessous, le premier étant pour le Master à Amsterdam (en 1 an), et le second pour celui de Leiden (en 2 ans). En regardant la liste des cours, tu vas vite compprendre la différence (pour information, je tiens à me spécialiser dans les domaines de la Sécurité Internationale et de Négociation Diplomatique. A Amsterdam, c'est tout juste s'il y a un cours qui correspond à ce que je recherche, tandis qu'à Leiden plus de la moitié des cours traitent de ça !
En tout cas, je te remercie pour ton commentaire chaleureux. Je passerai à coup sûr en Bretagne cet été, mais je crains que mon seul moment de libre pour ça soit la dernière semaine d'août. Je te préciserai ça en temps utiles.
Passe une bonne journée ! ^^
Les voilà pour de bon cette fois-ci :
http://www.graduateschoolsocialsciences.nl/programmes/international-relations/
http://studiegids.leidenuniv.nl/studies/show/international_relations_and_diplomacy/2008-2009
Pour les deux, tu peux sélectionner directement l'intitulé des cours pour arriver sur la page qui les décrit (pour Amsterdam, si tu veux des détails sur, par exemple, le moyen d'évaluation, il faut que saches parler néerlandais (rubrique "read more" en bas de chaque description de cours)... c'est dingue !)
Tu me diras ce que tu en penses !
A noter que j'ai envoyé un mail à mon père s'il pouvait me prêter la somme nécessaire au payement des droits d'inscription, voire seulement la moitié (je pense pouvoir me procurer la seconde moitié par un autre biai, mais ça ne sera bien sûr pas à taux 0), et ce il y a deux jours de cela, mais il ne m'a toujours pas répondu...
Affaire à suivre.
Et si ton père ne dit rien, qu'est-ce que tu fais ? Les inscriptions sont à confirmer pour quand ?
Moi je peux t'aider, mais cela risque de ne représenter que 10% de la somme maximum. C'est toujours ça tu vas dire, donc si tu veux, je peux te transmettre déjà ça. Si on en cause cet été ce sera trop tard tu penses ? dis-moi, n'hésites pas. C'est maintenant qu'il faut donner un coup de collier de toute façon.
Avec les connexions de l'univ de Leiden, je suis en effet plutôt bien placé pour obtenir un poste dans l'armée ou au Ministère assez facilement ! D'ailleurs, si tu zieute sur le liens que je t'ai passé, dans les onglets en haut tu clique sur "second year", et verra : il y a un stage de quelques mois fais dans l'une des organisations ou institutions qui sont liées avec Leiden au second semestre... c'est-à-dire qu'en fait on t'offre la possibilité de te faire connaître là où tu veux rentrer un semestrre plus tard ! ^^
Donc, c'est peut-être naîf de ma part, mais j'ai la conviction que ça vaut largement le détour (même si ça fait très mal aux dents), et Fraukje m'a confirmé le fait que si je voulais obtenir le meilleur Master en RI dans tous les Pays Bas (pays qui accepte un nombre très conséquent d'organes internationaux, tel que la Cour Internationale de Justice à la Haye), c'était bien cette voie-là qu'il me fallait chosir.
Pour la confirmation de participation en Master, je l'ai déjà envoyée (aujourd'hui pour tout te dire). Mais les droits d'inscription ne seront à payer qu'à la rentrée début septembre. Donc je pense profiter de la bourse du ministère de l'éducation néerlandais - qui pourrait couvrir jusqu'à la moitié des dépenses par an à un taux qui s'avèrerait plus bas que celui du marché -, empocher les 1000 et quelques euros auquels j'aurai droit si j'occupe un emploi (ne serait-ce qu'à temps partiel), et pour finir contracter un prêt étudiant au CIC (pour lequel il me faudra nécessairement un garant).
C'est un pari, mais quand on a le feu aux fesses, on va toujours plus vite ! ^^
De mon côté je vais tenter de convaincre mon crésus de père... ça résoudrait bien des problèmes s'il acceptait de débloquer la somme.
Hop ! C'est l'heure d'aller au lit pour les braves ! (il est 1h du mat' chez moi)
A peluche !!!
PS : ne t'en fais pas, j'apprécie ta confiance à sa juste valeur, et je saurai lui faire honneur !
J'espère qu'on aura l'occasion de s'entrevoir au moins quand tu rentreras en France!
Pour ton école ça fait chéros mais si tu es sûr de toi fonces, ça en vaut sans doute la peine !!
Tu as toujours été un battant et je n'ai jamais eu un dixième de ta motivation huhu!
En tout cas ton blog est vraiment extra et ça me donne toujours autant envie d'aller au Japon même si j'ai appris à prendre mon mal en patience.
Je ne sais toujours pas quand je pourrais y aller, quand j'aurais les moyens, le temps, etc...
J'espère pouvoir compter sur toi (encore une fois!) pour me conseiller nombre d'endroits à visiter et de bons plans quand j'irai!
En attendant je me rabats toujours sur Opéra lol!
Gros bisous de Paname :)
Toujours facinée par le Japon ? Ca c'est une bonne nouvelle ! Je peux en effet te conseiller un tas de truc pour voyager pas cher : étant moi-même sans le sous avec une grosse envie de traverser tout le pays, j'ai dû chercher pas mal (l'avantage de vivre dans une résidence étudiante, c'est qu'on est tous pauvres, et donc que dès que quelqu'un trouve quelque chose de pratique, il rencarde tout le monde ^o^).
Si tu te rabats toujours sur Opéra, je crois qu'il y a une photo que je peux prendre qui va te faire marrer.
Affaire à suivre aussi !
Bon, hé bien je note que c’est l’heure de tirer un premier bilan de cette année au Japon.
Etrangement, au gré de mes balades de convalescent, j’ai pensé à toi aujourd’hui (pas de surnaturel là-dessous : j’ai vu un sablier sur l’Odet, j’ai pensé à ton papy Douguet et j’en suis venu à toi. Beurk, quel cheminement de pensé prosaïque !)
Je souhaite te dire que je suis admiratif du parcours que tu as entrepris. J’imagine que tu le savais déjà. J’ai conscience que tu n’es pas encore arrivé au terme de tes pérégrinations mais, jusqu’à présent, et je ne doute pas que la suite sera dans la même tonalité, c’est un parcours sans fautes.
Tu as su surmonter l’handicap financier. Cela aurait tué moralement plus d’un.
Tu as su mettre ta force de caractère au service de tes ambitions. Non, le mot n’est peut-être pas des mieux choisi. Comme disaient les stoïciens, l’ambition est synonyme d’égoïsme et nous le savons tous que c’est bien là un terme qui ne te définit absolument pas. Donc, pour en revenir à ta force de caractère, je dirai que tu as su la mettre au service de ton enrichissement intellectuel. Elément fondateur d’un avenir professionnel qui s’annonce très prometteur mais aussi, et le compendium que tu livres dans ton message le laisse augurer, un premier pas vers la sagesse !
Il me tarde de te revoir.
Tu nous manques, patate !
C'est donc avec un sourire jusqu'aux oreilles - et Dieu sait que je ne devrait pas céder aussi aisément à la flatterie - que je réponds ici que c'est un sentiment partagé. Oh ! Je ne suis pas si grand que tu le décris. En définitive je remercie Fred du fond du coeur, puisqu'en fait j'ai bel et bien dû me rabattre sur les 4000 euros qu'il m'a prêter : j'espérais gagner ma pitance à la sueur de mon front, mais je n'en ai pas eu le loisir (1. parce que le temps m'a beaucoup manqué ; 2. et aussi parce que pour une fois j'avais vraiment envie d'étudier tranquillement, pas comme l'année dernière !).
Pour ce qui est de l'enrichissement culturel en revanche, le résultat excède mes expectatives : plus j'en apprends plus j'ai le sentiment qu'il me reste de chose à apprendre (mais je ne me retournerai pas pour tenter de savoir si je vais à reculon, non mais !)...
Et - te l'ai-je déjà dis - je ne suis pas peu fier de ton propre parcours ! ^^
Accomplir ce que tu as accompli et tente encore de faire malgré la position du gouvernement actuel sur l'éducation, c'est une belle démonstration de courage et de persévérance !
J'ai hâte de te voir aussi, corniaud !
Cela me fait penser à cette petite phrase qui dit que « l’expérience est une lanterne que l’on porte sur le dos et qui n’éclaire jamais que le chemin parcouru ! » Donc, je vais dans ton sens : TOUT SCHUSS !!!!
« malgré la position du gouvernement actuel sur l'éducation »
Hein, mais de quoi parles-tu ? Notre empereur mène une politique éducative qui s’adresse à ceux qui la méritent, autrement dit à ceux qui ont les moyens de payer un précepteur à leurs gamins. Les autres… hé bien, qu’ils fassent ce qu’ils font si bien depuis longtemps, qu’il la ferme. De toute façon toute envie de révolte est annihilée par le souci de simplement subsister. Bref, je ne continue pas.
Au passage, nous avons un nouveau ministre de la « privatisation » de l’Education nationale (un paradoxe ?? Non, ce serait du mauvais esprit), l’ancien à été débarqué car ses réformes ne passaient pas. Le fraichement nommé doit… attention, on ne rigole pas, c’est l’empereur qui l’a dit, « continuer les réformes ». L’objectif du gouvernement, et ils le tiendront, est de supprimer 11 000 postes ? Non ! 12 000 ? Que nenni ! 13 000, 14 000, 15 000 ? Teu teu teu et reteuteu ! 16 000 postes à la rentrée !!! Et v’oui, vous avez bien compté, il y a bien trois zéros…
Bon, que faire face à la recrudescence de la violence dans certains établissements. Je ne citerai que 2 propositions (attention, ce ne sont pas des blagues) :
1. Mettre en place des détecteurs de métaux. Chaque détecteur représente le salaire annuel d’un enseignant.
2. Diminuer les effectifs dans les écoles qui ont des problèmes pour les augmenter là où tout va bien. C’est la politique d’exportation des emmerdes. Et une petite question au passage, comment évaluer un établissement où « tout va bien » ? J’ai travaillé cette année dans une école qui est sensée être protégé et pourtant j’ai rencontré des nuisibles. Ta mère est plus d’une fois restée bouché bée (avec de la bave partout, et je te passe les détails) lorsque je lui évoquai mes mésaventures.
Je m’arrête là, j’ai ma tension qui grimpe en flèche et je ne voudrais pas passer pour un poujadiste.
Hm, pour les suppressions d'empoi j'en savais quelque chose, mais pas encore concernant ces mesures drastiques (et chirugicales quelque part). La réalité est plutôt effrayante. Cet abruti va tout simplement annihiler notre système éducatif ! Ses potes ne gagnaient pas assez de fric comme ça avec la télévision, il fallait qu'il s'en prenne au seul organe institutionel sur lequel on ne peut pas se permettre de faire d'économie ! (ne parlons pas de la hausse du budget de la défense, je sens que ta tension - et la mienne - pourraient grimper en flèche)
J'espère que tu me conteras quelques unes de ces mésaventures dont tu parles. Tu sais que je suis friand d'histoires macabres ! ^^
Bon, ben alors, je m'y mets : Coucou !
Merci de tes encourragement, ça me va droit au coeur. T'inquiète pas, je m'accroche !
si je ne te vois pas en france, j'irai surement faire un tour aux pays-bas
a bientot
Cela dit, parti comme c'est tu as encore un bon bout de temps à lever le pouce avant de tomber sur les Pays Bas ! D'abord il va te falloir dégoter à Vancouver un navire en partance pour le Continent (Chinois ou Russe, mais pour être franc je te conseil le premier - en évitant soigneusement la frontière Nord Coréenne), puis traverser l'Asie, le Moyen Orient, l'Est Européen, et là t'y est !
Bon courage ! ^^
Si Fred les lit il risque de se détourner de l'enseignement privé !!
Mais que s'est-il donc passé dans le cloître ? Geneuviève va-t-elle sortir pure de la Chapelle ?
Les mille et un mystères de l'école Saint Gagriel dévoilent peu à peu la couleur du mensonge au rythme du style effréné de l'auteur, qui nous entraîne dans les recoins les plus inaccessibles d'une ancienne cité monacale devenue collège.
Un livre à découvrir tout de suite.
~coupez~
1- Des élèves de 2nd ont attaché l'un des leurs à un poteau de basket puis ils
sont passé à tour de rôle lui donner qui un coup de poing qui un coup de pied...
2- Des élèves de 4ème organisaient des messes noires dans les combles de l'un
des Saints Bâtiments de notre Très Sainte Institution. Bougies, étoile
satanique ! Ils auraient pu aisément réveiller les flammes de l'enfer mais
grâce à la Sainte Inquisition (les pions) leur odieuse société secrète à été
démasquée. Il fallait leur infliger une Très Sainte Punition : crucifixion, miel
sur le zizi, nid de guêpe, goupillon dans le cucu etc...
Bon, tout ça c'est le côté ludique mais ce sont des dérives inquiétantes à mon sens. Les élèves de 5 et de 4ème foutent réellement le bazar et la direction ne prend pas les mesures disciplinaires qui s'imposent ce qui fait que certains profs sont en réelle souffrance. Les élèves ont compris qu'ils ne risquaient rien ! Ils ont pris l'ascendant sur quelques profs. Triste constat et à n'en pas douter, les mesures gouvernementales vont amplifier ces dérives.
Allez, haut les coeurs ! C'est les vacances. Je vais en profiter pour fourbir mes armes et m'acheter un nouvelle cotte de maille pour la rentrée. Je les trouve plutôt saillante cette année. A manches courtes c'est bien pour la mi-saison, non ?
http://medieval.blogspirit.com/album/realisations_speciales/gilet.5.html
On sonne à ma porte. Serait-ce le facteur qui vient me livrer mon taser ?
T'as gazé, un commentaire mythique cette fois encore !
(moi je partirais sur un gorgeron - ces salopiaux visent toujours le cou ou les cou... - et une gibecière sur le côté)(blog sympa que tu nous a dégoté là ! ^^)
Eh bien ! Je vois que mon ancien collège dit "violent" n'a en fait rien à envier au tiens ! Et c'est bien malheureux. Le gros événement dans mon collège, lorsque j'étais en 4ème, fut le vol dans la salle de musique de tout le matos informatique flambant neuf que le prof avait ammené dans les locaux de l'école après les avoir soigneusement sorti de chez le boutiquier à ses propres frais. Ca n'a pas pris une semaine ! Vu que le collège est placé à 50m d'une énorme cité (avec une très grande majorité de minorités éthniques), tout le monde a donc pensé au fait que les élèves issus de ce gros bâtiment ont pu alerter leurs frères et cousins de la cagnotte, et organiser l'effraction de nuit. Donc, tu imagines que même si les policier sont bel et bien venus sur place et que l'administration interne a mené sa petite enquête, ça n'a évidemment abouti sur rien - ils préfèreraient mourir que de se frotter à eux (et donc de mourir aussi !).
Mais dans le privé, c'est la première fois que j'entends ça ! Moi qui croyais que les parents qui préféraient voir leurs enfants drogués plutôt que battus pouvaient encore se rabattre sur l'enseignement catholique, on dirait que je me faisais des illusions...
Tu sais, de là où je suis j'ai quand même accès à pas mal de sources d'information (quand j'ai le temps de les consulter), notamment à google actualité, où j'ai déniché une vidéo montrant Sarkozy interrogé à brûle-pourpoint à propos du problème de la violence à l'école... les 2.52 min les plus longues de toute ma vie...
Si je me souviens bien, ça donnait quelque chose comme "moi je vous le dis, la violence à l'école, inacceptable. Inacceptable. (désignant des profs) C'est pas à eux qu'on va demander de faire quelque chose. (désignant un groupe d'élèves) C'est pas à eux qu'on va demander de faire quelque chose. [...] Alors je vous pose la question, qu'est-ce qu'on fait ? (silence - quel orateur) Qu'est-ce qu'on fait ?"
Bref, il n'a absolument aucune idée de ce qu'il faut répondre et cherche pendant 2 min une mince idée en essayant vaguement de tromper son monde dans l'entre-deux, pour finalement sortir le "joker" miraculeux dont il avait déjà fait un usage outrancier durant la campagne de 2007 pour éviter absolument toute disussion : "il faudra que l'on discute, avec les partenaires sociaux, pour trouver une réponse, à ce problème !"
Hmmm... Je ne suis pas docteur, mais le secours selon moi, ne peut venir que de l'intérieur. Vous avez une srtucture qui vous permet d'échanger librement entre prof ou avec les membres de l'administration, comme une salle autre que la salle des profs ou un Intranet pour St Gab ? Juste par curiosité...
A l'heure où j'écris ces mots tu as certainement dû te soumettre à l'ordre impérieux de Morphée. La loi du Sommeil ne saurait souffrir que l'on l'élude !
Je te mets quelques extraits d'un livre qui est très révélateur du malaise. C'est un peu long pour un post de blog mais je trouve que c'est très éclairant.
L’enfer, l’enseignement,
Les aventures de la France de demain et de la Belgique d’aujourd’hui.
CHAPITRE 3 : De l’épique combat qui mena le guerrier à la gloire stellaire.
C’est là que tout commence.
C’est la scission entre la vie étudiante relativement paisible, et celle du jeune prof, ou du jeune étudiant qui joue sa vie sur un concours essentiel. Hormis prof, que fait-on d’un diplôme de lettres ? En France, pas grand-chose. C’est là aussi qu’on constate à quel point personne dans l’université n’avait à aucun moment songé à signaler aux étudiants le contenu de ce concours. Bien sûr il sanctionne les élèves sur ce qu’ils avaient mis tout leur génie à éviter les années précédentes : des textes de l’an mil, de la stylistique, et du latin. Le décrochage est dur. Très dur, même. On passe d’un emploi du temps à trous à celui d’une préparation intensive, sans pause, à raison de 7H par jour de cours et d’évaluations en temps réel, avec, le samedi, des épreuves blanches d’une durée variant entre 2h30 et 6h. On trouve dès le départ les étudiants qui ont échoué au concours l’an passé, car peu l’obtiennent dès le premier passage. Les mieux préparés sont ceux qui, issus des classes prépa ont tout de suite après le bac été mitraillés dans des conditions extrêmes deux années durant. Ils ressortent de là abattus, stressés, hyper disciplinés, mais dégoûtés du système et plus pressés que personne d’en finir et d’aller travailler pour arrêter leurs études.
C’est en principe les étudiants les plus brillants que j’ai rencontrés qui étaient également les plus dépendants de vitamines de toutes sortes, insomniaques de longue date, et les plus pressés d’en finir. Ceux là réussissent du premier coup. Les autres échouent en moyenne une fois, les plus persévérants pouvant aller jusqu’à quatre, cinq, voire six fois. On pourrait croire que c’est facile cependant, tant, année après année, les rapports de jury se récrient sur le niveau en baisse ! En cherchant rapidement on trouve sur le net un rapport de jury datant de 2006, exposant les chiffres suivants :
2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006
Postes 1030 1160 1336 1365 1153 1364 980
Inscrits 7523 6952 6092 5508 5098 5189 4922
Classés 5845 5513 4975 4123 3827 3878 3425
Admissibles 1995 2124 2421 2554 2300 2531 2158
Barre d’admissibilité 8 7.83 7 6 6.33 6.25 6.25
Barre d’admission 8.87 8.67 8.16 7.63 8.21 8.21 8.71
D’abord, il saute aux yeux que le nombre de candidats inscrits au concours est en chute libre depuis l’année 2000. Une perte de plus de 2600 candidats. Incroyable. Sur les raisons du manque criant de motivation à se présenter au concours de recrutement des profs, on pourrait déjà s’interroger. Va-t-on vers une pénurie ? A vue de nez, celle-ci semble annoncée de manière plus que claire. Amoureux des belles lettres, où êtes-vous ? Vous avez disparu ? Avec de la littérature, on ne fait rien de constructif, me souffle-t-on. Avec de la philosophie n’en parlons, pas…mieux vaut s’orienter vers la productivité absolue véhiculée par les sciences dures. Soit.
Le nombre de postes aussi décroît. Mais le chiffre le plus surprenant est la note d’admissibilité : 6.25. Qui ira considérer qu’un prof de français est qualifié en accédant à son métier avec une note pareille, hein ? Moi-même, qui en 2002 suis passée avec une moyenne de 8.83 à l’écrit, je sursaute. Je n’étais pas fière en passant cette année là. La première fois j’avais échoué avec une note de 12 en dissertation. Qui connaît l’exercice sait qu’un 12 en dissertation c’est le Saint Graal. Comme toujours, j’avais négligé le reste. L’année suivante, je suis prise avec un 6 dans la même discipline, soit moitié moins, et un peu plus ailleurs. J’ai appliqué l’adage : mieux vaut être moyen partout que très brillant dans un seul domaine. C’était d’ailleurs la première fois que je me pliais à cette règle. Entrer dans le métier pas fière, arrivée finalement à la moitié du classement, c’est quelque chose.
A l’heure actuelle, ce qui fait ma fierté est plus d’avoir poursuivi et de n’être pas loin d’achever mon doctorat - exercice de bravoure d’un autre style - que de m’être pliée à la rigueur du concours. L’épreuve que j’estime la plus intellectuellement motivante se trouve être la dissertation, on sait maintenant qu’en y échouant totalement on peut tout à fait accéder au métier. Force est de constater que, d’une part, ce qu’on demande au concours est d’une utilité relative une fois l’enseignant placé devant un public d’enfants de douze ans, et que, d’autre part, on peut aussi estimer que je suis surqualifiée. Non pas que je l’ai été dès le départ. Les connaissances théoriques sont indispensables, le niveau licence également. En revanche, j’ai depuis lors accumulé près de 5 années d’université supplémentaires pour faire le même travail. Mais l’institution s’en fiche. Elle rémunère au centime près de la même façon un enseignant à BAC+ 3 qu’un autre à BAC+8. L’un de mes plus gros travail personnels a été, une fois en service, d’adapter mon niveau de langage à mon auditoire. De systématiquement, choisir le mot de vocabulaire un, deux, voire trois registres sous celui que j’aurais spontanément employé pour me faire comprendre. J’ai en somme effectué un travail inverse à celui demandé pour être embauché.
Les établissements sont en quelque sorte le réseau franchisé de la marque « éducation nationale», qui, comme il est de règle dans ce mode de relations, ne laisse que des marges d’initiatives locales faibles sur le « produit ».
Rapport Pochard
L’épreuve qui pour moi fut la plus drôle fut celle de didactique. Comprendre, celle sur la théorie de l’enseignement. Durant cette épreuve, l’étudiant pour réussir, doit prouver qu’il a une parfaite connaissance littéraire des 1000 années précédentes, doublée d’une parfaite maîtrise des programmes officiels de l’éducation nationale. Ceux-ci sont concoctés par des écrivains, des maîtres à penser, des philosophes qui planchent sur la question. Autant dire que dès la base, ils sont tout à fait concrètement ancrés dans la situation à laquelle fera face le jeune prof. Ils sont également émaillés de tout un tas de vocabulaire que ne comprendra l’étudiant en lettres que s’il est suffisamment vaillant pour s’armer d’un dictionnaire solide, afin de déjouer les pièges de termes tels que « psittacisme » ou « écholalie ». Ainsi me souviendrai-je toujours de mon passage devant le jury : durant mon exposé, j’utilisais le mot « psittacisme », affectant un air hilare qui semblait dire « c’est drôle d’utiliser ce mot savant comme si j’allais l’apprendre à toutes mes classes de sixième et qu’il était à propos dans le cas qui nous intéresse ». Ce qui m’avait amusé, c’était la mine vexée du grand ponte qui me faisait face et m’avait répondu : « oui, utilisez-le. Et ne riez pas. Ce mot ne mord pas : c’est ce qu’il faut dire ».
De mes années de préparation, ce que je retiens le plus, c’est le cuisant décalage que chacun, sans avoir jamais enseigné, pouvait mesurer entre les aspirations des programmes, leur complexité, leur contenu, et la réalité probable du terrain. Un simple calcul suffisait à démontrer qu’il était impossible de caser 12 séquences de 8 heures dans une année scolaire, qu’il était également impossible de terminer une séquence de cours en 8 heures, et que bien souvent, tout ce qu’il y avait à faire entrer dans une séquence de cours aurait dû être divisé en trois ou quatre. Un simple calcul ! Je ne crois pas avoir été la seule à le faire, sans doute dans les brumes de mes souvenir puis-je me remémorer quelque enseignant espiègle souriant face à nos interrogations juvéniles et ajouter : oui, et avec cela, vous avez oublié de déduire tous les jours où vous ne donnerez pas cours, pour cause de : voyage scolaire, sortie scolaire, activités para scolaires, imposition de tâches administratives annexes, jours de réunions, jours de grève, jours fériés, absentéisme massif dès le mois de juin, jours d’intempéries, etc. Encore avait-il oublié d’ajouter à l’époque : catastrophes diverses dont j’ai été victime depuis : droit de retrait des enseignants se sentant menacés sur leur lieu de travail pour cause de jets de pierres, voitures brûlées, coups de feu, menaces de mort, catastrophes majeures du type : agressions caractérisées, coups, attaques à l’arme blanche, ou avanies du type : plus de chauffage dans établissement délabré en plein mois de décembre…
La préparation du concours est cependant un véritable sacerdoce. La concurrence déjà, est terrible et les attentes, extrêmement élevées. Qui s’engage dit adieu pour l’année à toute forme de vie sociale, s’enferme, étudie jusqu’à des heures indues de la nuit, et arrive aux épreuves à l’état de cadavre. S’ensuit une longue attente, pour savoir si oui ou non il sera admissible. Cette réponse tombe vers le mois du ju
Hmm... En fait ce décalage très marqué, je le sens moi aussi depuis longtemps. La première fois où j'y ai songé, ça doit remonter au collège, lorsque j'étais en 5ème (je parle décidément beaucoup de mon collège ces derniers temps). Cette année-là, notre classe de 5ème 1 s'était vu être la classe de démarrage pour une jeune enseignante dont je devrais toujours me rappeler le nom : Mlle Pailleret. Jeune, si fraîchement sortie de la position d'étudiante que d'aucun l'imaginerait encore appartenir à quelque lycée, elle était aussi fine et élancée, rousse de surcroît, accentuant son apparente faiblesse. L'on pourrait penser aisément qu'une telle proximité d'âge avec nous lui aurait rendu la tâche plus aisée en ce qu'elle aurait pu prononcer un discours parlant pour nous, basé sur des valeurs communes. Mais en réalité ce raisonnement, je le comprends maintenant, ne marche que dans le cas d'une réelle proximité, à savoir 1 ou 2 ans tout au plus.
Etait-ce parce qu'elle se sentait elle-même vulnérable, son comportement en classe ressemblait à un mélange de confusion et de tentatives de sévérité guindée. De fait, les élèves de 5ème n'ont de pitié pour personne, ni pour leurs pairs, ni pour personne d'autre. En conséquence, son choix de nous parler comme si elle était largement au-dessus de nous était sans doute la meilleure décision. Ce qui l'a perdu je crois, c'est qu'elle n'était tout simplement pas assez solide moralement, ou à tout le moins pas assez prête.
Ce qui m'a fait tout de suite sourire à la lecture de l'extrait que tu viens de copier , c'est le mot "séquence". De toute ma scolarité, Mlle Pailleret a été la seule à avoir tenté de diviser son cours en Séquences, subdivisées en Chapitres, semant de manière idyllique la confusion dans un cours déjà hasardeusement tronqué, faute de temps. Elle est également la seule à nous avoir présenté des mots latins n'ayant pour nous aucune existence matérielle ni la moindre application concrète, tel que "incipit" (ah, ben ça m'est resté finalement !), ayant l'air de sortir tout droit, même de mon point de vu de dévoreur de livres de l'époque, d'un sarcophage de composés connexes avatars de quelques notions savantes et tordue inventées ex-nihilo dans le seul dessein d'occuper le cerveau des élèves avec autre choses que des pensées pusillanimes.
Du point de vu de toute la classe, dès le début, il n'en fallait pas beaucoup pour la faire craquer. Et nous avions raison. Non pas que nous ayions eu fait de particulier effort d'indiscipline pour cela, je ne compte plus les fois où elle est sortie se calmer à l'extérieur. Un jour décisif arriva cependant : celui de son examination en tant que prof vers la fin de l'année scolaire. Ce jour-là, elle nous a présenté officiellement l'inspecteur qui avait déjà pris place au fond de la salle de classe, ainsi que le but précis de sa visite. Avait-elle placé un point d'honneur à être l'image de l'honnêteté et de la transparence absolue ? Avait-elle cru que nous nous tiendrions mieux en sachant qu'elle risquait sa carrière sur ce cours ?
Toujours est-il que son raisonnement avait été le bon, preuve que nous n'étions pas si mauvais en fin de compte. Jusqu'à un certain point. Vers les 20 dernières minutes de cours, les élèves qui s'étaient fait spécialistes en déclenchement de crise de départ de la salle de classe de notre enseignante, ont soudainement repris leurs bonnes vielles habitudes, et se sont mis à lancer quelques piques que cette fois peu de mes condisciples ont suivis. Mais cela avait suffi. Sous l'effet du stress, elle reprit les dits-élèves, mais avec un peu trop de véhémence au goût de tous ; à celui de l'inspecteur également à n'en pas douter, puisque tous ceux présents dans la salle pouvaient alors entendre le grattement de sa plume sur le carnet qu'il tenanit amoureusement dans sa main gauche depuis le début de l'heure.
Mlle Pailleret, jetant un regard au fond de la classe, puis à chacun de nous, étouffa un sanglot avant de sortir précipitamment. S'ensuivit un murmure général dans la salle. N'avait-on pas été trop loin ? Au milieu de rares exclamations enthousiastes, même les instigateurs de cette nouvelle crise éprouvaient du remords, et le plus fervent des trouble-fêtes alla jusqu'à sortir à son tour pour tenter de s'excuser auprès de la jeune prof. L'inspecteur n'eut pas un mouvement, pas un frémissement de pitié, ni pendant, ni après lorsqu'elle a à nouveau fondu en larmes durant le bilan fait entre lui et elle.
A-t-elle pu poursuivre à son poste ? Nous n'en avons jamais rien su. Elle a continué à nous enseigner jusqu'à la fin de l'année scolaire, puis a disparu de notre collège.
Je pense qu'il y a plusieurs leçons a retirer de cette expérience.
D'abord, de mon point de vu, il y a deux choses à éviter à tout prix dans l'enseignement obligatoire (je reprécise : jusqu'à la fin du collège) : placer des professeurs trop jeunes, et placer des professeurs qui n'ont aucune expérience de la vie réelle. Les deux vont souvent de pair.
Ensuite, comme l'auteur du passage que tu nous as offert l'a très bien dit, il devrait y avoir des débouchés suffisants pour que les pationnés de lettre ne soient pas forcés de se rabattre sur l'éducation nationale pour gagner leur pain. J'ai touours pensé que la transmission de savoir était un talent naturel (ie : que l'on acquiert soit de manière innée, soit de manière inconsciente en traversant diverses expériences) et une passion. Je pense avoir cette fibre, et tu l'as également pour ce que j'en sais, mais c'est loin d'être le cas de tous les professeurs.
Enfin, les conditions de travail des enseignants sont tout simplement déplorables.
Merci de la précision !

Mais tu sais, je fais suffisamment de "fautes de frappe" moi-même pour me dispenser de faire la morale à qui que ce soit...
Cela dit, tu as raison de te prémunir contre toute attaque : tu as suffisamment joué les vilains sous le nom de plume de "orthographus" pour que queqlqu'un s'acharne à prendre sa revanche !
Dis-moi, tu as fait un copier-coller du bouquin sur internet, ou tu es allé jusqu'à recopier tout le morceau ?
Et puis j’ai eu le concours ! Qu’on est fier quand on l’obtient celui là ! Il faut dire qu’on a sué sang et eau, qu’on a prouvé ce qu’on valait, que maintenant on est davantage sûr de soi, tout de même. L’obtenir est une vraie reconnaissance, et aucun de ceux qui l’ont passé ne le nieront. Peut-être quelques exceptions de génie pour qui c’était l’enfance de l’art. Malgré tout il ne s’agit pas d’une majorité, loin s’en faut. D’ailleurs, le plus souvent, ceux pour qui ce passage est une sinécure, étrangement, ne sont pas les plus motivés face à la tâche qui les attend, car ils se sentent, si ça ne leur plait pas, à même de faire autre chose très vite, ou alors ce sont des génies que l’échec ne frappa jamais, et qui négligemment contemplent leur situation sans avoir jamais véritablement fait l’effort d’y participer. Il existe quelques uns de ces cas fascinants pour lesquels tout semble simple, et qui survolent ce à quoi les autres s’échinent avec indifférence et mépris. Ecrivains, artistes, révolutionnaires ? Je ne saurais dire ce qu’ils deviennent ensuite.
Méchant ! Ca m'apprendra à faire un commentaire de malade avant de lire jusqu'à la fin...
Le sentiment de ceux qu'elle décrit à la fin, je crois que je le partage. Quelle que soit la décision qui se présente à moi dans mes choix de carrière, il me semble que je fais toujours la bonne direction sans être plus informé que ça. Au collège, quelle LV1 ? Au lycée, quelle option ? Après bac que faire ? Dans l'impossibilité de devenir pilote, où aller ? Comment avoir ma Licence sans avoir le temps d'étudier pour ? Comment donner un sens à ma Licence ? Comment me préparer au TOEFL ?
Même maintenant, avec seulement une Licence, j'ai été retenu pour participer aux Matsers deux universités prestigieuses pour lesquelles un Bachelor (4 ans) est normalement nécessaire.
D'un côté il est grisant de penser que rien ne peux m'atteindre, d'un autre côté la valeur de mes réussites semble décroître au fur et à mesure.
En matière d’hygiène, de sécurité et de santé au travail, force est de reconnaître que le ministère de l’éducation nationale n’est pas en mesure d’assurer l’intégralité de ses responsabilités en matière de prévention. Les visites médicales annuelles obligatoires concernent les seuls agents soumis à une surveillance particulière : les personnes en situation de handicap, les femmes enceintes, les agents réintégrés après un congé de longue maladie ou de longue durée ou souffrant de pathologies particulières, les agents exposés aux risques professionnels tels que définis dans une fiche établie dans chaque service ou établissement public de l’Etat. Pour les autres personnels des visites médicales sont possibles à leur demande. Ainsi, pour ce qui est de la prévention, en raison de l’insuffisance des effectifs de médecins de
prévention, il ne peut faire face à ses obligations réglementaires en matière de visites médicales obligatoires tous les 5 ans23. La prise en compte des risques professionnels des personnels demeure insuffisante malgré les efforts réalisés ces dernières années : Seulement 10% des EPLE ont établi le document unique des résultats d'évaluation des risques professionnels obligatoire depuis 2002.
D’une enquête réalisée en 2003 par le médecin conseiller technique des services centraux du ministère de l’éducation nationale sur les congés de maladie des agents de l’éducation, nationale, il ressort que parmi les enseignants le nombre moyen de jours de congés s’élève à
12,02 jours par an et par agent, hors congés de maternité et d’adoption. Le rapport annuel de la fonction publique 2006-2007 confirme ce relativement faible niveau d’absence des enseignants.
Rapport Pochard
Ca y est. Je suis aujourd’hui officiellement une mauvaise enseignante. Je fais partie depuis hier des parias paresseux de ce métier. Je suis en arrêt maladie. La semaine passée, j’étais allée faire un tour chez un micro kiné. En me touchant il m’avait diagnostiqué en pleine dépression et avait ajouté un commentaire peu encourageant sur mon état général. En effet, en l’espace d’un mois j’ai commencé à me couvrir de pustules, de psoriasis, à accumuler les épisodes de migraines, de somnolence, d’angoisse, ronger mes ongles, frotter mes yeux. Les deux dernières semaines, en plus d’être parfaitement invivable à cause du stress et inapprochable le dimanche soir pour cause de préparations de dernière minute et fignolage de cours, j’avais commencé à imiter la plupart de mes collègues en multipliant les épisodes d’insomnie la veille du grand recommencement de chaque semaine. Tous ces symptômes sont courants. Il faut savoir que la plupart des enseignants développent des maladies dont jusque là ils n’avaient jamais été victimes : bronchites, angines, maux de gorge, de dos, fatigue chronique, etc. Je me faisais d’ailleurs à ce sujet la réflexion suivante : la plupart des entreprises prennent soin de leurs employés, préviennent les épidémies massives de grippe ou autre en vaccinant leur personnel avant la catastrophe et en s’évitant ainsi une débâcle massive et de longue durée pendant l’hiver. Ils organisent aussi sur le lieu de travail des dons du sang, des séances de prévention, d’explication sur la santé, l’équilibre. Certaines, même, à la pointe du progrès, aménagent des salles de relaxation, ou font appel à des masseurs. On n’en fait pas encore une habitude, mais ce changement entre peu à peu dans les mœurs. Et les soins les plus courants du type vaccination sont en revanche généralisés depuis bien longtemps. Cela s’appelle la médecine du travail.
En sept ans dans le domaine de l’éducation, je n’ai jamais assisté à une telle chose. Ce serait d’ailleurs drôle, un enseignant n’y croirait pas si d’un seul coup la direction s’intéressait à sa santé ou a son sort. Et pourtant, qu’on se demande une seconde lequel de l’employé assis à son bureau ou du prof face à un public d’élèves à l’hygiène relative, aux maladies infantiles multiples, qui éternuent, se mouchent, bavent, mangent, crachent, poussent, touchent, coulent, ne se lavent pas les mains, vont aux toilettes, reniflent, se grattent, baillent…est le plus exposé ?
Ainsi, comme prévu, chaque année, c’est la désorganisation totale dès qu’apparaissent des affections galopantes telles que la gastrœntérite, la grippe, les affections des voies respiratoires. Le plus drôle est qu’en dépit de tout ce qu’on dit de lui, l’enseignant a malgré cela une solide conscience professionnelle, et qu’il insiste. Il va quand même travailler. Il cherche à résister pour qu’on ne dise pas encore de lui qu’il est fainéant. Même si il est plus dur d’assurer debout, face à un public ému aux larmes et bien plus attentif à prendre soin de son professeur malade que confortablement assis dans un bureau. En insistant, la fatalité veut que le plus souvent hélas, il répande ses germes un peu partout. Lorsqu’un élève est malade, on ne pense pas à mal. Lorsqu’un prof est malade, c’est mal. Lorsqu’un élève est malade, personne ne s’en rend compte, lorsqu’un membre d’entreprise est malade, deux ou trois personnes en pâtissent. Lorsqu’un prof est malade, une équipe complète de direction est mise au courant, doublé d’une équipe de collègues, triplé d’environ 25 élèves par classes. Le nombre de doléances va forcément croissant en fonction du nombre de classes que l’enseignant a en charge, du nombre d’élèves contenus dans ces classes et du nombre d’heures écoulées dans la journée ou la semaine. A son retour, autant dire que la plupart du temps on ne s’empresse pas de le féliciter. Bien plutôt de lui faire remarquer qu’il est bien temps qu’il aille lire la doc accumulée dans son casier pour rattraper tout ce qu’il a raté, l’idiot. Ensuite, il lui faut récupérer ses classes que l’absence a démotivées. Ben oui : il a glandé quoi cette semaine ? On l’avait presque oublié. Comment ça il a des exigences ? On l’accueille en tout cas par jeu en lui faisant savoir qu’on se portait bien mieux lorsqu’il n’était pas là et que c’était une lumineuse idée de tomber malade. Ne pourrait-il pas se reposer encore un peu chez lui ou avoir un accident de voiture mortel plutôt que de demander des trucs qu’on n’a pas envie de faire ?
Cette dernière nuit de dimanche donc, je m’étais énergiquement employée à ne pas fermer l’œil, errant, âme en peine, dans les couloirs intérieurs d’un établissement ingrat et labyrinthique bourré d’escaliers spiralés interminables, m’enroulant dans ma couette au gré de salles peuplées d’élèves réfractaires, me réveillant tous les quarts d’heure en pensant avoir oublié mon stylo, ma feuille, mon agenda, ou le document primordial à rendre à la direction, pour me rendormir à demi et refaire ce rêve ancestral que chacun connaît à quelque variation près : on se retrouve en classe en chaussettes, pieds nus, ou carrément tout nu. De l’élève au prof, les mêmes phobies subsistent. On n’oublie pas ses chaussures, on oublie son cartable. Ou ses clefs. On ne retrouve enfermé à l’extérieur d’une salle avec un troupeau d’élèves déchaînés. Ou à l’intérieur. On est empêché, on ne sait plus parler, ou plus écrire, ou plus répondre, ou on ne sait plus tout court, on a tout oublié. L’accumulation des empêchements est une singulière répercussion des empêchements réels qui s’interposent entre l’enseignant et son désir d’accomplir sa tâche quotidienne, à ceci près que dans le rêve, les empêchements sont de son fait, et ne viennent plus de l’extérieur : le cauchemar, c’est lui-même.
Au petit matin, édifiée, ravie et fraîche comme la délicate rosée sur la surface irisée du pétale naissant, j’avais conclu sans appel que je n’irai pas travailler. Le soir même, je me rendis chez le médecin, frigorifiée, tremblante et semi névrosée, tournant et retournant dans mon esprit ce que j’avais à lui exposer de mon malaise, ne sachant plus même s’il était psychologique, ou si une part de maladie incurable et mortelle s’y mêlait, faisant de moi le jouet récurrent d’illusions maléfiques qui disparaîtraient une fois la pilule magique du bonheur prescrite, assortie de son élégante camisole rose bonbon.
Je fus directe : « bonjour docteur, si je dois tout vous raconter ça va prendre un peu de temps : le premier septembre, je suis rentrée en fonction dans un établissement scolaire. Le premier jour ils ont hurlé pendant toute l’heure, le second jour ils m’ont brisé mes lunettes, le troisième jour, je me suis fait traiter de pute, le quatrième jour, ils se sont mis à me lancer des craies, le sixième jour, j’ai failli prendre une porte en plein visage, le septième jour, la création s’est achevée : monsieur le directeur m’a convoquée dans son bureau pour m’expliquer que sans doute l’énervement des élèves était du à mon stress personnel qui était palpable, et qu’ils me le renvoyaient parce qu’ils le sentaient bien. Le huitième jour, j’ai donc commencé à chercher un nouveau travail, parce qu’en plus pour faire ça 7 heures par jour, je suis payée au smic. Vous voyez, moi, je ne peux pas. A l’heure actuelle, j’achève mon doctorat : regardez, je lis justement celui d’une amie : « La déraison du corps, le mal-à-dire de l’esprit : Phantasmes médicaux et (pseudo) psychologiques de la conception narrative ». Je prendrai n’importe quel travail à plein temps payé par
Je n'aurais jamais pensé que l'état des profs pouvait dégénérer jusque-là. Elle a dû se retrouver dans un collège plus que difficile pour en arriver là...
"Madame, vous êtes une prof de merde"
Une enseignante publie mardi un livre choc. Son titre: "Madame, vous êtes une prof de merde". Un témoignage sur la difficulté d'enseigner. Le livre s'attaque au système éducatif en Communauté française et évoque la violence des élèves et de leurs parents.
Avec un titre aussi choc, cette enseignante, d’origine française, annonce directement la couleur. Sans langue de bois, son livre révèle les difficultés à enseigner dans les écoles "réputées difficiles" en Communauté française. "C’est un ghetto avec un seul type de population. Il n’y a plus aucune mixité sociale dans cet environnement-là. Par conséquent, cela crée un conflit. On a en face de nous des élèves qui ne se rendent même plus compte que la réalité sociale de Bruxelles, de la Belgique ou même de l’Europe n’est pas celle qu’ils ont à l’école", explique Charlotte Charpot, auteur du livre " Madame, vous êtes une prof de merde".
Une réalité basée également sur des enjeux économiques. Moins formés et moins encadrés, les enseignants doivent parfois faire face à des situations d’une extrême violence. "On a brisé mes lunettes le deuxième jour de classe. On se fait fréquemment bousculer devant les portes. On devient un barrage physique à la violence qui circule de toutes parts", témoigne l’enseignante.
"On a non-stop des insultes"
Mais, à côté de cette violence physique, la violence morale serait encore plus difficile à supporter. "On a non-stop des insultes, des agressions verbales, par le regard. Même si on n’en vient pas aux mains, on se sent agressé en permanence", révèle Charlotte Charpot.
Par ailleurs, ces faits récurrents sont rarement évoqués, selon elle. " Il y a clairement une loi du silence et des pressions venant de la direction ». Pourtant, ces phénomènes peuvent mener à des découragements, des dépressions et même des peurs.
Charlotte Charpot lance ainsi un appel aux futurs gouvernements afin que ceux-ci relèvent un défi de taille: revaloriser la carrière de l'enseignant et éclaircir totalement le système éducatif en Communauté française en ce qui concerne les mutations, les recrutements, l'avancement, les salaires, etc.
"Moins formés et moins encadrés"
C'est clair que la formation est très mal concue... Je le vois chez moi aussi : avec un Master de japonais, les jeunes de mon universités sont supposés être capable d'enseigner... Porter l'accent sur la forme du métier plutôt que sur des connaissances supperflues (non pas qu'elle le soient toutes, mais bon), on aura fait un grand pas.
" Madame, vous êtes une prof de merde"
Je ne connais pas beaucoup de femmes enseignantes qui auraient été capables de supporter ce genre de propos, ou d'y répondre du tac au tac.
trop dangereux, prefere aller a la guerre
Ma petite expérience d’enseignement en collège a été un moment privilégié pour appréhender de nombreuses facettes du métier. Il y a la conception des cours, leur réalisation, j’y reviendrai plus tard, les rapports avec l’administration « centrale » (le RECTORAT et la fameuse DPE : dir. du personnel enseignant), les coups de téléphone à la DDEC (Dir. diocésaine de l’enseignement cathos. Je dois dire qu’ils sont particulièrement efficaces et 100 fois plus aimable qu’à la DPE), il ne faut oublier les relations avec le directeur, le directeur-adjoint, les chefs de secteurs que l’on nomme directeurs des études (ils sont en charge de la gestion d’un certain nombre de niveaux. Exple : 6-5 et 4ème sont sous la coupe d’une même personne), le CPE et enfin les pions, oups, pardon, le personnel d’éducation. Ces derniers se font fort de respecter, contre vents et marées, la maxime suivante : « moins j’en fais, mieux je me porte ». Comme me disait un collègue, « tous les dérange ! ». Tu noteras que dit comme ça, ce n’est pas bien compliqué comme organisation. Erreur fatale jeune insolent te rétorquerais-je ! A chaque niveau il y a des susceptibilité, des conflits d’intérêts. Bref, à toi de faire ton trou sans te faire marcher dessus, et là c’est pas simple surtout quand tu débutes et que tu as un statut de non-titulaire. Une fois tout ce merdier assimilé et après quelques revers de fortune il faut faire ce pourquoi tu es payé. Ah oui, j’oubliais, la politique de la maison, même si tu trouves toujours des collègues sympas, est : aide- toi et le ciel t’aidera ! On ne pouvait avoir meilleure maxime dans le privé, isn’t it ? Je veux dire par là qu’il faut appréhender le jargon du métier qui peut paraître parfois très obscur, mais aussi maîtriser les différents logiciel mis à la disposition des profs. Ils ont la fâcheuse tendance à planter quand tu en as le plus besoin. A titre d’exemple, nous saisissons les notes sur « viescolaire.net ». La première fois que je m’y suis attelé, je manquais de célérité. Le site n’a pas aimé et me l’a fait savoir lorsqu’en sueur et les doigts en sang après avoir saisi notes et commentaires de 3 classes soit 90 élèves : « erreur de connexion. Vos données n’ont pu être enregistrée. Veuillez recommencer ». Humm, délicieux…
Venons en à mon premier cours avec des 5ème . Une séquence sur le jazz à la Nouvelle- Orléans que mon collègue avait entamé et que j’avais pour tâche de clore. Le jazz c’est pas trop mon truc. En fait, je ne connais pas assez cette musique. J’ai donc potassé comme un malade pour être paré à toute éventualité. J’avais envisagé pas mal de scénari mais je ne m’attendais pas à ce que j’ai pu entendre. Alors là vous vous dites tous : « mais qu’a-t-il entendu ? »
Je suis bien placé pour confirmer cette vision non tronquée ni altérée de la réalité ! Beaucoup de travail, mais beaucoup plus de fun sur Facebook et les site de concours de culture G sur le net (en libre accès bien entendu)... Mon expérience en tant que pion m'a laissé une vague impression d'exploration d'un monde parallèle, celui où si tu veux pas faire un taf pour lequel tu es quand même payé, eh ben tu peux...
« viescolaire.net »
Ha ! Tu l'as aussi ??? Célérité proche du néant, t'inquiète, c'est pas de ta faute ! Après un an de visites sporadiques sur ce logiciel, je n'ai toujours pas trouvé la manière de tomber du premier coup sur ce que je cherche ! Ce qui l'ont conçu sont les ennemis de l'éducation nationale !!! Ils ont en tout cas le mérite d'avoir créé l'outil informatique avec la prise en main la moins instinctive du monde ! (je pars du principe que toute prouesse mérite ses louanges...)
« mais qu’a-t-il entendu ? »
Ben oui, qu'est-ce que tu as entendu ?
(voilà qu'il se fait prier maintenant... on dirait de plus en plus Pierre Bellmard... ^o^)
D'abord : coucou aussi (oui je sais, on remonte loin)
Ensuite : mais arrêtez de vous plaindre ! Bertrand fait le plus beau métier du monde (et pas le plus vieux, attention !). Bon, j'ai quand même envie de connaître la suite de l'histoire, j'avoue. Et j'espère ne pas avoir trop d'histoire biscornues à raconter l'année prochaine après les 3 mois de cours que je vais dispenser à l'IUt. Enfin, ce sont des grands que j'aurai...
Enfin, VOUS ALLEZ ARRETER OUI, je lis tout ça du bureau et je fais tout ce que je peux pour ne pas rire aux éclats, histoire de ne pas me faire remarquer. M'enfin !
...
Ben on parle de profs torturés, qu'est-ce qu'il y a de drôle ?
Tu as finalement décidé de donner tes cours malgré le coup de Trafalgar que t'a joué ta boss ?
Pour le coup, je fais ce qu'a dit notre super président, empereur royal : travailler + pour gagner +. Bon soyons quand même modeste, avec 20 heures de cours dans l'année, je ne vais pas me payer des vacances en croisière aux antilles. Disons plutôt que je serai payée sur 13 mois et demi au lieu de 13.
Moi je serai bigrement heureux que ma journée fasse 25h30, ça me ferait un peu de place pour les loisirs (surtout la lecture, ça me manque).
"100% des gagnants ont tenté leur chance"
Bon sang, ma mère s'est faite laver le cerveau par la pub !!!
Bon, blague à part, ça va de faire une super expérience ! Enseigner c'est génial - nature, sans les cailloux s'il-vous-plaît ! -, surtout qu'en Licence 3 ils devraient avoir passé leur période "j' pose pas d'question dans l'amphi, c'est trop la teuhon".
Quel sera donc l'intitulé de ton cours ?
En ce qui concerne mon public, il sera disparâtre : moitié de formation initiale, donc des personnes entre 20 et 22 ans, et des adultes qui sont en démarche de VAE par exemple, ou qui reprennent leurs études, donc des gens de mon âge. Le plus fou dans cette histoire, c'est mon niveau scolaire pour faire ça, mais la directrice des études s'en fout car je suis vacataire, et c'est mon expérience qui compte il parait. Christelle m'a adressé ses cours, et maintenant je vais les arranger à ma sauce et surtour potasser sur le sujet au niveau théorique pour ne pas me faire piéger (cf les articles de mon frère plus haut). Je pense que la médiathèque de Quimper devrait avoir quelques livres, je vais voir ça un de ces midis.
Tu es en effet hautement qualifiée pour parler de tout ça ! D'autant que, comme je l'ai dit auparavant, tu es selon moi douée de la fibre professorâle ! ^^
J'espère que ça va marcher ! Je suis avec toi !
On est passé de "ça va le faire" à "cela va la faire"... Ben t'es fou ?
Tout simplement merci à toi pour ce blog, ce post intéressant (si si !) et la discuss de l'autre fois (la critique du mois).
Je vais tenter de reprendre le flambeau de l'expression bloguesque ayant trait à Waseda, sans atteindre ton niveau de production, 'fin bon verra.
Par contre pas de GSAPS en septembre pour moi. Ils n'ont pas voulu de mon projet pas assez clair et de ma compétence en anglais montrée avec une licence d'anglais mais pas avec le sacro saint TOEFL (plus administratif tu meurs...) Donc selon tes conseils indirects, j'vais bekkaïser en avril 2010. Avant ça direction Mexico pour un semestre !
Joyeuse continuation au bas pays et bon r'tour en occidentalie. :-]
Alex.
Toutes mes condoléances pour le GSAPS ! En même temps, je suis persuadé que tu ne rates rien à ne pas aller dans cette école qui n'a de "Graduate School" que le nom... (je ne reviendrai pas sur ce qu'on en a déjà dit).
Mexico, ça c'est du changement ! Tu comptes bloguiser (ça fait deux néologismes dans le même commentaire, si avec ça on a pas la censure au cul, je comprends plus rien) sur ton semestre là-bas ? Ah oui, question : en trifouillant dans mon petit tableau de bord de rédacteur de ce blog, je suis tombé sur l'adresse d'une sorte de plateforme sur laquelle ton blog et celui d'autres expatriés français figurent (le miens aussi, grâce à toi je présume)... c'est quoi ?
Bon choix pour le bekka ! Tu risques de ne pas le regretter !
Trois conseils :
1. bosse ta grammaire à fond avant de partir (pour ce satané test de placement)
2. même si tu atteints le niveau 8 dès le test de placement, évite-le comme la peste, au moins durant le premier semestre (parce que tu n'y apprends pas la langue : tu es sensé la connaître)
3. pour certains profs, je peux te conseiller ! (en bien ou en mal)
Oué voilà comme tu m'en as donné un avis peu enjoué ça me réconforte, et puis au lieu d'faire un an d'Japon ça sera un semestre de Mexique et un an de Japon, le plan B aurait pu être pire que ça :D
Mexique ça va être boulot-stage-mémoire dans une alliance française, j'essaierai de bloguiser, avec la tâche intéressante de trouver des trucs intéressants à raconter pour une culture bien moins éloignée/différente que la culture japonaise.
N'aie point peur des néologismes, ce sont tes amis :-)
Pour la plate-forme de blogs...tu parles de netvibes ? http://www.netvibes.com/kamikakushi C'est mon ptit agrégateur de flux RSS, les trucs que je suis assez souvent. Mais je pense pas avoir laissé de trace de ce lien quelque part. J'ai ptete été référencé à mon insu ? Bien que dispo à tout l'monde, c'est pas super présentable.
Pour Bekka, y a pas de souci pour le 8, j'en suis loin ;-) Je n'ai fait japonais qu'en option donc même après trois-quatre ans j'attendrai au grand max le niveau 3. A moins que je bosse comme un forcené, mais j'ai le chinois et l'espagnol à rattraper avant.
Sinon merci pour la proposition, je reste en contact pour quand je devrai choisir les cours, tu auras ptete 2-3 noms à m'conseiller. D'ici là tes aventures aux Pays-Bas peuvent être intéressantes à suivre, t'as l'air d'avoir trouvé un master plutôt pas mal ;-)
T'inquiète pas, les gars qui marchent avec des chaussures pas lacées c'est déjà plutôt exotique pour moi, donc le Mexique... ^o^
Waw ! Tu parles chinois aussi ? Ca c'est assez rare, les gens que je connais font soit l'un soit l'autre (et s'il veulent apprendre une langue complémentaire, ils s'arrêtent à la Corée, c'est proche des deux et d'aucune - arrangeons tout le monde !).
Pour ta plateforme, tu n'as pas laissé quelque lien que ce soit, c'est juste que je viens de découvrir les capacités du tableau de bord de mon blog - relativement puissantes pour tout dire, puisque je peux même voir l'adresse des messages inclus dans la boîte email des gens qui se connectent à mon blog via un lien hypertexte contenu dans ces-dits messages (bon, il me manque le login et le mot de passe pour pénétrer, mais quand même, je trouve ça un peu fort !)
Bien, alors je m'assois gentillement et j'attends un lien vers le récit de ta chevauchée en direction du berceau de la grippe porcine ! ^^ (je sais, je suis vraiment un monstre ! BWAHAHAHA !!!)
au fait j'ai mis un nouvel article en ligne et je pense que quelques photos ne devraient pas tarder...
Oué pour le chinois, bien que j'ai une préférence pour le japonais, j'ai d'abord fait un échange universitaire en Chine, 9 mois de cours de chinois à Qingdao. Tu vas pouvoir retester les capacités impressionnantes de ton tableau de bord, j't'ai mis le blog que j'avais fait en lien. Un peu moins soigné que l'tiens (bon, d'accord, beaucoup moins) mais avec quelques trucs que j'espère être intéressants, en attendant le prochain post sur les lacets mexicains. ( Par défi il se pourrait que je m'amuse à le faire...)
Pour l'hache hein et nain, ça devrait aller, vaccins vers septembre octobre.